La 1418 2016

Si il y a une course que nous ne loupons pas d’année en année c’est bien La 1418. Pourquoi ? Eh bien parce qu’elle a su nous séduire depuis sa 1ère édition en 2014 de part son accueil chaleureux et son rapport qualité/prix imbattable. En ce froid dimanche 6 Novembre c’est donc la 3ème fois que nous nous rendions à Thiescourt et à nouveau les organisateurs ont réussi à nous surprendre.

On arrive avant le soleil

Comme l’an passé nous avons opté pour une inscription en vague Bargeot où le principe est de boucler le plus de tours possible du parcours. Bref avec un départ à 8h40 il nous fallait retirer nos « dossards » avant 7h40. Notez que cette année il était possible de s’affranchir de cette étape la veille de la course, déjà une belle évolution de la part des orgas.

C’est donc de nuit que nous arrivons dans le petit village Picard. Je remarque rapidement que des toilettes supplémentaires ont été installés, encore un bon point.

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Passage au stand, à 6h45 il n’y a personne et nous n’avons pas besoin de faire la queue. Nous est alors remis un buff, le même que lors de l’édition précédente, un bracelet et un brassard. Ce dernier fait office de dossard pour nous Bargeots et pour les Élites. Avec un numéro inscrit au feutre ça ne fait pas « pro » mais ça colle tellement bien au thème de l’événement, perso j’adore.

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Pas de dossards à proprement parler et c’est tant mieux. Clairement sur ce type de course c’est totalement inutile, sauf pour les élites, et ça fini le plus souvent arraché lors des passages d’obstacles. Un peu grands quand même ces brassards, bon j’avais qu’à pas fondre autant des bras… Pour les autres le bracelet donnait l’accès aux sas de départ.

Aussi, on voit que cette année un effort supplémentaire a été fait sur le visuel. Les bénévoles sont équipés de coupe-vent aux couleurs de La 1418, nouvelles pancartes, souvenirs… Le tout prend de l’ampleur et c’est tant mieux.

Ça pèle

Alors que 2014 et 2015 auront vu des météos plus que clémentes pour la saison on peut dire que 2016 n’aura pas gardé le rythme. Le soleil est là mais il fait vraiment froid, quelque chose comme 3 degrés pour notre départ.

Avant d’accéder au sas d’échauffement nous passons à la consigne qui est toujours aussi bien gérée. On retrouve ensuite Djodei, les copains de L’Équipage OCR/Running et quelques autres têtes connues.

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Le speaker annonce les premières bonnes nouvelles de la journée. C’est l’anniversaire de l’un des coureurs de la vague qui apprend qu’une bouteille de champagne l’attend à son arrivée. Pour moi ce sera un pot de miel. J’ai eu la chance d’être tiré au sort et j’avoue qu’en tant que gros consommateur de ce produit ça m’arrange bien étant donné que je n’ai pas la possibilité d’aller au marché en ce moment (ok on s’en cogne de ma vie).

Fini les douceurs, la musique démarre et les filles de FCJ BOX donnent le rythme. L’échauffement est assez court  mais c’est bien suffisant. Après tout, ce qu’on veut c’est prendre le départ. Ça tombe bien, on nous dirige vers la ligne au travers des fumigènes.

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Premier tour, préchauffage

A peine arrivés face à l’arche que c’est déjà parti. Il manquait juste un petit cri de guerre suivi d’un décompte pour ce départ, dommage.

Avec un objectif de 4 à 5 tours j’ai prévu de ne pas trop traîner dès ce début de course. De plus cette année, nouveau parcours de 11km et 46 obstacles.

Du vieux et du neuf

On prend la même direction que l’an dernier mais avec un petit raccourci en début de parcours après avoir trempé une première fois les pieds. Les herbes gelées témoignent de la température hivernale à laquelle nous faisons face.

Les obstacles s’enchaînent à un très bon rythme et il n’y a pas de gros temps mort, c’est parfait. Le ventriglisse est toujours de la partie et nous envoie loin. Peut être que quelques bottes de paille en bas permettraient de s’arrêter plus facilement.

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Ça coince un peu dans un enchevêtrement de tendeurs et voilà la première grosse nouveauté, une succession de 4 plans inclinés. Pas difficile en soi, cet obstacle franchi rapidement à quand même de quoi titiller nos muscles.

Plus loin on retrouve l’enchaînement habituel qui est d’ailleurs installé de manière permanente. Habituel mais agrémenté de nouveaux obstacles comme une plateforme de départ de BMX ou le porté de sac.

Nous voici au ravito, toujours aussi bien fourni avec en plus une spécialité locale les « boules de poilu ». Des petits gâteaux bien consistants tirés d’une recette d’époque et qui peuvent se conserver longtemps, une belle découverte.

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Après le réconfort, retour à l’effort

Déjà 1 bonne heure d’écoulée, pas en avance quoi. Le bassin de rétention est cette année à sec et le bon bain froid habituel ne se fera à cet endroit qu’en traversant une tranchée inondée sous un grillage. Cet obstacle refroidi bien et c’est sûrement celui qui m’aura fait le plus mal durant la journée.

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On trempe les pattes dans la rivière couverte de bâches pour en rendre la traversée plus difficile. Après avoir séché (ou pas) dans la côte on retrouve « La grosse Berta », l’obstacle sur lequel j’avais failli perdre un œil. Les tendeurs le surplombant ont été retirés et c’est tant mieux. Pour la descente une corde a été ajoutée. Par contre pas de paille pour se réceptionner, ha bah si mais elle est restée sous la structure. Petit oubli d’installation quoi.

Sur cette fin de parcours on découvre entre autres des échelles, le tas de betteraves qui a changé de place et on revient dans l’eau et la gadoue histoire d’arriver bien sales. Le dernier obstacle permet quand même de se décrasser un peu avant d’en finir. Enfin d’en finir, pas pour tout le monde. Alors que Djodei s’en va vers la ligne d’arrivée, nous allons dans l’autre sens pour accéder aux ravito des Bargeots.

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Une marque de peinture attestant de notre passage est faite sur nos brassards. On grignote un peu et c’est reparti. Notons aussi qu’il était possible de demander un casse croûte plus conséquent qui serait dispo à la fin du tour suivant.

Deuxième tour, quand tout va bien

2 heures pour la première boucle, je décide de passer la seconde, Yves rétrograde et repart en marchant tranquillement. Mon objectif : finir le tour en 1h30.

Déjà bien humide, le froid commence à se faire un peu sentir, pas grave, je cours pour me réchauffer. Arrivé sur les obstacles, les autres participants jouent le jeu et me laisse la priorité à la vue de mon brassard et avec en les encouragements en prime.

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En traversant un groupe de coureurs j’entends « Hey Bargeot montre nous tes fesses », bon bah pas le choix, je perds quelques secondes pour satisfaire la demande de la demoiselle.

J’atteins le ravitaillement en 45 minutes, je suis dans les temps. Au redémarrage je sens que les 4 ou 5 minutes d’arrêt m’ont fait refroidir mais rien de méchant.

Sur la fin du parcours, dans les fosses de boue, une crampe à la cuisse droite se fait sentir, je termine en traînant la patte mais mission accomplie.

Troisième tour, quand ça tremble

C’est reparti. Si je veux pouvoir faire 5 tours il me faudrait terminer celui-ci et le suivant en 1h15 chacun, autant dire que j’oublie vite cette idée et pense à gérer l’effort tranquillement pour en boucler 4.

Tout va bien jusqu’au ventriglisse que je décide de prendre assis me disant que je pourrais mieux me freiner. Oui, un peu moins joueur à ce moment de la course. Mauvaise idée, je choppe une bosse et ratterri mal. Bref je me suis défoncé le cul et je boite comme une merde. Je n’arrive pas à courir et marche en compagnie de 2 autres bargeots. 

Après quelques centaines de mètres ça va mieux mais ce ralentissement m’aura bien refroidi. Je m’arrête profiter du soleil au moindre rayon qui passe.

Des crampes aux 2 cuisses se font sentir et m’obligent parfois à me stopper quelques secondes. Ça devient dur mais je ne suis pas là pour faire du tourisme.

Au ravitaillement je tremble tellement que je n’arrive pas à garder mon gobelet plein. Mes fesses bougent toutes seules, je suis en mode vibreur.

Fabien et Benoit, aussi équipés du brassard m’accompagnent sur la fin du parcours. Les encouragements des autres participants nous réchauffent. On en chie bien quand même. Les crampes se font de plus en plus fréquentes. Sur la fin la boue est devenue tellement épaisse et collante que je n’arrive même plus à soulever mes jambes.

Pas facile de choisir

Je suis toujours dans les temps pour attaquer le 4ème tour. Eux s’arrêtent là. Je décide de faire une pause un peu plus conséquente au ravito. Je m’habille d’un sac poubelle pour essayer de me réchauffer. Le gobelet dans ma main bouge dans tous les sens, c’est même difficile de boire. Après 15 minutes d’arrêt j’ai les jambes ultra raides. Le mental est là, le corps peut être moins. Les bénévoles présents et Yves finissent de me convaincre d’en finir.

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Direction la ligne d’arrivée… en courant, hors de question de finir en marchant. Les jambes reviennent un peu, l’idée d’y retourner me traverse l’esprit. Encore maintenant je regrette un peu de ne pas m’être relancé mais j’aurais peut être encore plus regretté de l’avoir fait…

Médaille, serviette et pot de miel m’attendent après un petit lavage de mains. Je jette un rapide coup d’œil au ravitaillement final histoire de voir avant d’entreprendre de me changer tant bien que mal.

Concernant la médaille, simple et jolie avec ruban daté et de 3 couleurs différentes : Or à partir de 3 tours, Argent pour 2 et les élites, Bronze pour 1 et les autres vagues. La petite serviette est vraiment une bonne idée, un souvenir utile.

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Yves aura abdiqué à la moitié de sa seconde boucle après avoir rencontré une dénommée « Hypothermie ». La vraie raison était qu’il fallait tester l’efficacité des secours et visiblement c’était au top.

Autre nouveauté, les pénalités

Un petit mot rapide sur le système de pénalités mis en place. En Elite, chaque coureur partait avec 3 bracelets au poignet. Un échec sur un obstacle occasionnait la perte de l’un d’entre eux. Chaque bracelet manquant engendrait un tour de pénalité en fin de course. Un système simple et équitable je trouve.

En Bargeot c’est un malus de temps qui était appliqué en cas de non réussite. 5 minutes de plus sur le chrono pour le classement.

C’est une bonne chose pour équilibrer la compétition et éviter que certains esquivent les obstacles pour aller plus vite.

Une édition exceptionnelle

Ce 3ème opus de La 1418 aura vraiment été génial. Les organisateurs arrivent à améliorer leur événement chaque année tout en conservant un tarif dans une fourchette basse. Le fait que ce soit une organisation associative aide bien sûr à cela. Ce n’est pas une machine à fric et ça se ressent dans l’accueil. 

Les 350 bénévoles auront vraiment été extras. Le parcours et les obstacles sont de qualité. Les ravitos sont bien fournis. L’ambiance est festive. La dotation coureur est très sympa : buff, médaille et serviette. Et l’après course est top avec une buvette affichant des prix plus que raisonnables (3,50€ l’Américain/frites), des douches chaudes, Ostéos et Kinés…

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Des structures gonflables pour occuper les plus jeunes sont aussi installées, quelques exposants sont là, vraiment le village de la course est complet.

Les grosses franchises pourraient en prendre de la graine car bien que les coûts ne soient pas les mêmes certaines courses sont très chères pour une prestation moins sympa.

Bon, il faut quand même qu’il y ai des petits points noirs : plus de chocolat lors de mon 3ème tour et rupture de frites en fin de journée ce qui était surtout pénalisant pour ceux ayant réserver leur repas. Pas grand chose à redire quoi…

Il aura fait froid et on aura tous morflé mais ça fait partie du jeu. Pour l’an prochain j’aimerais bien voir quelques boissons chaudes à consommer entre 2 tours. Ok, je vous le dis, j’ai déjà eu l’info et ça sera mis en place.

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Aussi ça aura été super cool de croiser tout plein de gens ayant connu la course via nos vidéos ou nous suivant sur les réseaux.

On a hâte de remettre ça en 2017 et je suis sûr qu’à Thiescourt ils sauront encore nous étonner. Avec la totalité des dossards vendus en 2 semaines cette année, il ne faudra pas traîner le prochain coup pour avoir la chance d’embarquer dans l’aventure.

La course à revivre bien au chaud en vidéo

A propos de l'auteur :

Webmaster, testeur, youtubeur…. En gros il est souvent derrière le PC sauf quand il a l’arc à la main ou les baskets aux pieds.
Le bestiau fait 1m82 pour 78kg et chausse du 48… oui oui ça fait grand.

5 Commentaires

  1. campa

    salut ,Julien
    Bravo, a toi et les autres coureurs, tu m’as permis de voir tout les obstacles car je vous ai encourage sur certains, car j’étais inscrits sur la marche de 11 kilomètres et j’ai pas voulu t ‘interrompre dans ton élan .
    Bon courage si tu es au run archery en Hollande ce week end
    Mr Campa père

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  2. jvaucher

    Hello Julien

    Tu as réussi à taper ton article sans avoir la gigite dans les doigts, c’est que tu es enfin réchauffé !! Tant mieux ! Merci pour ce récit très complet et pour la vidéo, je partage tout cela aux bénévoles et on se regardera la vidéo tous ensemble ! Bonne récup !!

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On en cause ??