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TriEye Sport : Test des lunettes de vélo avec rétroviseur intégré

TriEye Sport : Test des lunettes de vélo avec rétroviseur intégré

TriEye ou comment voir devant et derrière en même temps pendant sa sortie vélo. Aujourd’hui nous allons causer un peu sécurité grâce à cette paire de lunettes de soleil « Sport » avec rétroviseur intégré.

TriEye est une marque norvégienne dont, d’après ce que j’ai pu trouver sur le net, le patron c’était fait shooter par une bagnole durant une sortie vélo. Du coup il s’est lancé dans la conception d’une paire de lunettes permettant d’améliorer sa sécurité en pédalant.

Moi qui passe mon temps à pester sur les bagnoles qui passent trop près et tout ça, bah, je trouve l’idée franchement intéressante ! Voyons maintenant si ces lunettes TriEye Sport sont efficaces aussi bien du point de vue lunettes de soleil que du point de vue rétroviseur.

Caractéristiques des lunettes TriEye Sport

Allez, pour faire simple, voici une bonne petite liste des caractéristiques de ces lunettes vélo un peu spéciales :

  • Monture en Grilamid TR-90 pour la version Photochromatique / Polycarbonate pour la version Revo  – Existe en noir ou en blanc
  • Verre interchangeable en polycarbonate avec protection UV400 – Existe en version Photochromatique (cat 0 à cat 2), en version Revo rouge ou bleu (cat 3 ? / Chacun est fourni en pack avec un verre transparent)
  • Rétroviseur intégré (à gauche mais possible de l’avoir à droite pour les pays roulant à gauche)
  • Existe en 2 tailles à choisir en fonction de l’écart pupillaire : < 65mm = small / > 70mm = medium
  • Poids (taille M) : 32g
  • Fournies avec étui rigide, étui souple, chiffon et mode d’emploi
  • Prix : 129€ en version Photochromatique / 89€ en pack Revo

Déballage des TriEye Sport

Sans rentrer dans les détails, la boite en carton orange présente bien et, à l’intérieur, on trouve notre paire de lunettes TriEye Sport dans son étui rigide, enfin semi-rigide. Celui-ci arbore le drapeau de la Norvège et est formé de manière à ce que sa prise en main soit optimale. Rien d’indispensable à ces « renfoncements » mais c’est toujours appréciable.

Avec les lunettes on trouve l’étui souple et le chiffon. C’est sympa d’avoir les 2, en général l’étui souple fait également office de chiffon.

Mon exemplaire de test est la version photochromatique avec monture blanche et je dois dire qu’au premier regard, ça m’a paru un peu cheap. Ce blanc brillant et pas tout à fait opaque donne cette sensation. Malgré cela c’est la construction est bonne et ne semble pas forcement plus mauvaise que chez les autres.

Les branches sont flexibles mais non réglables. Je passe sur le logo imprimé sur le côté qui fait un peu truc « à la va vite ». Leur face interne est recouverte d’un pad antidérapant. Le pont de nez est réglable et aussi dans une matière assurant une bonne adhérence.

Sur le dessus du cadre on remarque des aérations pour éviter la buée et, de chaque côté, un loquet permettant de verrouiller le verre. Il suffit de les relever pour déclipser ce dernier et le changer.

Le verre justement, en déballant les lunettes en intérieur, est très clair, presque transparent. Impeccable pour rouler de nuit par exemple. En le mettant au soleil il se teinte vite. La descente étant logiquement un peu plus longue.

Bref ! Le truc intéressant ici est bien sûr le rétroviseur caché dans la coque en bas du verre gauche. Ce petit miroir est monté sur une rotule boule permettant son réglage. La fluidité du système n’est pas folle et il n’est pas hyper aisé de mettre le rétro à la position voulue. D’un autre côté cela évitera qu’il bouge tout seul 😉

Essai sur routes (et chemins)

Première chose à faire, régler le rétroviseur ! La notice indique qu’il faut voir un peu sa joue et un peu son épaule. Après quelques instants de manipulations, j’ai réussi à positionner la chose correctement.

Ensuite, une fois les TriEye Sport sur le nez, force est de constater qu’elles sont confortables ! Légères, restant bien en place, ne serrant pas de trop. Je n’ai vraiment pas eu à m’en plaindre durant ma sortie d’un peu plus de 3 heures.

Les verres photochromiques font leur boulot et s’adaptent bien à la luminosité. Seul truc, le fait qu’ils soient au max de catégorie 2 en limite un peu l’utilisation. Cela est généralement prévu pour un ensoleillement moyen. Ici, en bord de mer, quand le soleil sort, ça peut vite faire mal aux yeux. En montant le pont de l’Île de Ré avec cet astre en mode puissance max, bah j’ai vite trouvé que les verres ne se fonçaient pas assez. Ce serait la même chose en montagne par exemple. Autrement, ça conviendra tout de même à la majorité des situations.

Quoi qu’il en soit, la vision est nette et c’est agréable.

Pour finir sur les verres, aucun souci de buée pendant cette sortie. Il faudrait faire un test sur une plus longue durée et par temps plus frais mais les aérations semblent faire leur job 🙂

Le rétroviseur TriEye

Parlons maintenant de la chose intéressantes de ces lunettes : le rétroviseur.

Forcement on se retrouve avec un truc légèrement brillant et « en mouvement » dans le coin de l’œil. On s’y habitue vite et ce n’est pas gênant. Par contre je me suis moins vite habitué à avoir ce rétroviseur et à m’en servir… Normal, c’est nouveau et pas instinctif.

Si on ne fait qu’y jeter un coup d’œil, on ne verra pas grand chose. Il faut en fait légèrement tourner la tête vers la gauche avant de regarder dedans. Là c’est génial ! On voit clairement si une voiture, une vélo, un poney ou je ne sais quoi d’autre se pointe derrière.

J’avoue que j’aurais préféré n’avoir qu’à regarder le miroir sans bouger la tête, un peu comme si j’étais en voiture. À vitesse un peu élevée ce serait bien plus pratique. Aussi, si vélo avec cintre route et qu’on descend les mains, la posture fait que le rétro devient inutile.

Alors, jusque là ça parait super et parfait pour augmenter sa sécurité mais, malheureusement, je trouve ça aussi dangereux. Eh oui ! Ce bloc rétroviseur vient obstruer la vue lorsqu’on regarde à gauche ou loin derrière. Cela par exemple à une intersection avec un stop ou un cédez le passage ou encore lorsque l’on veut discuter avec quelqu’un.

En roulant mode balade ou uniquement en ligne droite ça peut le faire mais, quand on avance un peu vite, ça peut vraiment être source de problème. Je me suis fait peur à quelques carrefours en me retrouvant dans un doute total après avoir regardé à gauche une première fois. Il suffit qu’un véhicule arrive et se retrouve masqué par le logement du rétroviseur et c’est le drame.

TriEye Sport : Bien et pas bien à la fois

Ces lunettes vélo venues de Norvège partent vraiment d’un excellent concept mais, personnellement, je trouve qu’il y a des choses à revoir. Ça peut apporter une petite touche de sécurité mais ça amène aussi une part de danger supplémentaire.

Dommage car la fabrication est bonne (malgré un premier coup d’œil peu flatteur sur cette version blanche), le design est étrange mais vraiment pas vilain et le confort est là

Si tu as l’occasion de les essayer, je t’invite à te faire ton propre avis et, pourquoi pas, à venir le partager en commentaire de cet article 😉

Où trouver les TriEye Sport ?

À l’heure où j’écris ces lignes, ces lunettes rétroviseur ne sont pas encore largement disponibles dans les boutiques spécialisées vélo ou au moins sport. Pour les trouver il faut se rendre sur Loisiro qui n’est autre que le site B2C (pour les particuliers) du distributeur de TriEye en France.

Loisiro qui, visiblement, a également prévu de placer ces lunettes sur la marketplace Alltricks.

Le test des TriEye Sport en vidéo

À propos de l'auteur

Julien

Webmaster, testeur, youtubeur.... En gros il est souvent derrière le PC sauf quand il a l'arc à la main ou les baskets aux pieds. Le bestiau fait 1m82 pour 78kg et chausse du 48... oui oui ça fait grand.

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