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MoonRun Connect : Courir chez soi sans tapis !

MoonRun Connect : Courir chez soi sans tapis !
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Oui oui ! Vous avez bien lu le titre de cet article ! Aujourd’hui nous allons causer du MoonRun Connect, un tapis de course sans tapis ! Bon… Du coup ce n’est pas vraiment un tapis de course mais ça n’en est pas moins un appareil permettant de courir chez soi et même de renforcer le haut du corps en même temps.

Vous aimez vous entraîner sans sortir de chez vous ? Vous cherchez un appareil que vous pouvez emmener partout ? Courir dans des applis comme Zwift vous motive ? Vos genoux ne sont pas dans le meilleur état du monde ? Alors il y a des chances que vous adoreriez ce MoonRun Connect !

Personnellement, courir sur tapis n’est pas mon délire mais, quand on m’a expliqué le concept de l’engin et qu’on m’a proposé de le tester, j’ai de suite été intéressé. Eh oui ! Vous le savez si vous me lisez régulièrement, je suis curieux quand il s’agit de trucs qui sortent un peu de l’ordinaire.

Allez ! Ne tournons pas autour du pot, découvrons cette nouvelle machine à transpirer et, vous allez voir, c’est assez incroyable !

Découverte du MoonRun Connect

Ce MoonRun, sorti de l’esprit d’un kiné israélien nommé Jonathan Hoffman, arrive dans une boite aux dimensions plus que raisonnables. On m’avait bien dit que c’était compact mais, je ne sais pas pourquoi, je m’attendais à plus gros. Tant mieux j’ai envie de dire !

À l’intérieur on découvre donc la chose qui se compose de différents éléments :

  • Le MoonRun Bar. Une sorte de ceinture avec une grosse plaque en plastique sur laquelle sont scratchés 2 blocs de mousse au dos et d’où partent des sangles.
  • Le Sensor Pack. La partie électronique du MoonRun et qui vient se clipper sur la ceinture.
  • Le système de résistance avec son gros mousqueton et ces 4 élastiques finissant par de petits mousquetons.
  • Les 2 poignées montées sur des sangles.
  • La sangle de fixation pour porte, crochet mural, barre…

Les connaisseurs auront déjà remarqué la similarité avec un système de sangles TRX. Vous verrez que ça peut aussi faire penser à des choses qui existent pour la natation.

Si le nom comporte « Connect » c’est bien parce que c’est un appareil connecté. Pour cela il dispose d’une connexion Bluetooth et on verra ensuite qu’on peut le relier à une grande variété d’applications.

Dans la boite nous trouvons aussi :

  • Le mode d’emploi.
  • Le câble microUSB pour recharger le Sensor Pack (absent dans mon exemplaire de test).
  • Une petite pancarte à accrocher sur la porte en cours d’entraînement. Détail que je trouve très sympa !
  • Un sac pour transporter le tout.

Je ne vais pas décrire précisément chaque élément car les photos et surtout la vidéo présente en fin d’article le feront mieux que des mots 🙂

Ce que je peux dire par contre c’est que la qualité perçue est très bonne ! Vraiment on sent que c’est costaud et bien foutu.

Si on regarde le système de résistance par exemple, on voit que les extrémités sont recouvertes de gaine thermorétractable. Au passage, sur celui-ci on voit la mention « medium ». Il est indiqué que cela est prévu pour des coureurs de 50 à 90kg. On trouvera séparément des versions « light » pour les enfants (moins de 7 ans) et entraînements légers et « heavy » pour les athlètes pro ou pour plus de résistance.

On notera aussi les manchons en néoprène qui viennent recouvrir les différentes zones de « connexions métalliques ». Les coutures inspirent confiance et les poignées sont recouvertes de mousse pour le confort.

Pour résumer, on sent que c’est du matériel sérieux !

Installation du MoonRun

La notice est anglais mais il y a des schémas et pas besoin d’être un génie pour comprendre comment installer le MoonRun.

Tout d’abord il faut mettre en place le système de fixation. Perso je le fixe dans une porte fenêtre. J’ai donc juste à mettre la boucle de fixation du côté où je mettrais le MoonRun et le cylindre en plastique avec le reste de la sangle de l’autre.

Si vous l’utilisez sur une porte que quelqu’un pourrait ouvrir en cours d’entraînement, la sangle peut se fixer à la poignée. Petit détail intéressant, on remarque une étiquette « Do not disturb » prévue pour éviter les accidents.

En faisant une boucle, on peut l’attacher à une barre, autour d’un pilier… Bref, il n’y a pas vraiment de limites. Seule chose, il faut que l’attache soit à minimum 1m80 du sol et idéalement 2m. Ces indications étant pour un adulte.

Astuce : Le bloqueur en plastique étant amovible, pour éviter de le perdre si vous utilisez le MoonRun uniquement avec une porte, vous pouvez le fixer à la sangle avec un rilzan, un morceau de fil…

On vient ensuite accrocher le système de fixation grâce à son gros mousqueton. Ne me demandez pas pourquoi mais cela semble avoir une importance, le logo sur le manchon néoprène doit être face à vous.

Le MoonRun Bar vient se relier au niveau des élastiques turquoises et les poignées aux élastiques noirs. Ici aussi on fera attention au sens. Pour la ceinture, l’inscription MOONRUN doit être dans le bon sens quand on la regarde de face. Pour les poignées, les logos doivent être vers l’extérieur. On glissera les manchons néoprènes sur les ensembles métalliques pour éviter d’abîmer la peinture de la porte en cas de choc par exemple.

Chaque sangle dispose d’une boucle de réglage. Il est indiqué que la ceinture doit être à une hauteur de 20 à 40cm du sol. Les sangles des poignées doivent être réglées de manière à avoir la même longueur. Logique ! Et puis, plus on les raccourcit, plus la résistance augmente. Logique aussi ! 😛

Sur ce dernier point je pense que c’est à chacun de trouver ce qui convient.

Pour finir, reste à placer le Sensor Pack dans son emplacement (on aurait aussi pu le faire au début mais c’est mon article et je fais comme je veux 😛 ). On aura bien sûr pensé à le charger au préalable. L’autonomie est donnée pour 20 à 30 heures.

Voilà ! Simple et rapide non ?

À quoi connecter le MoonRun ?

Eh bien, un peu à ce qu’on veut ! Smartphone, tablette, ordinateur… tant que c’est un appareil équipé d’une connexion Bluetooth et pouvant faire tourner une appli compatible. Bien sûr, le MoonRun peut également s’utiliser sans être connecté à quoi que ce soit 😉

Pour allumer le MoonRun il suffit d’appuyer sur le bouton du Sensor Pack. Il passe alors au vert puis au bleu une fois qu’il est connecté à notre appli. Là, chacun se débrouille pour établir la connexion hein 😛 (faut dire que c’est pas compliqué)

L’appli officielle

Commençons par causer de l’appli Moonrun Fitness qui est donc l’appli officielle disponible pour Android et IOS. Première chose, celle-ci permet de mettre à jour le firmware de notre engin de torture, indique son niveau de batterie et donne accès à une série de tutos pour l’installation et les exercices qu’on peut réaliser avec.

Ensuite, point de vue entraînement, c’est assez basique. On choisit un objectif de distance ou de temps ou rien du tout. On indique le type de coach voulu et sa vitesse. Si j’ai bien compris, le coach Endurance garde un rythme constant et nous indique l’écart entre lui et nous alors que le coach Vitesse se remet à notre niveau tous les 100m et il faut faire en sorte de le laisser derrière.

Une fois la séance lancée, on obtient un écran avec des quelques infos et où on peut voir notre bonhomme et le coach. Simple et efficace mais rien de super immersif. Pour des séances longues c’est pas foufou, surtout sur le petit écran d’un smartphone mais c’est pas mal à lancer en matant un film 😉

En fin de course, les données peuvent être exportées dans Strava.

Les autres applis

Toujours dans l’appli Moonrun Fitness, on découvre dans l’onglet « Apps » qu’on a un grand choix d’applis compatibles pour courir !

Parmi les trucs connus, du moins que moi je connaissais, nous avons Zwift, qui est d’ailleurs gratuit pour la course à pied, Kinomap ou encore Rouvy. On notera l’évidente présence d’Arcade Fitness qui apparaît sur la boite et qui est développée par BIPR, le distributeur français.

Bref ! De quoi varier les plaisirs et les programmes d’entraînement 🙂

Courir avec le MoonRun Connect

Tout ça c’est bien mignon mais nous sommes quand même là pour verser un peu de sueur ! Je zappe l’étape étirements indiquée au mode d’emploi mais chacun est libre de la faire ou non.

On place donc la ceinture au niveau du pelvis, on ferme la boucle et on serre. On prend une poignée dans chaque main (ou pas) en veillant à ce que les logos des sangles soient vers l’extérieur. Reste à faire quelques pas pour mettre les sangles en tension, à se pencher très légèrement en avant pour trouver une sorte d’équilibre puis à se mettre à courir.

Bon, dit comme ça ce n’est pas forcement très parlant et je vous conseille de jeter un œil à la vidéo du créateur qui explique comment courir avec le MoonRun.

Au final, rien de bien compliqué, surtout si, comme moi, vous courez déjà avec une foulée médio-pied. Si ce n’est pas le cas et que vous comptiez y passer, je pense que le MoonRun peut aider à prendre le coup. Aussi, si vous débutez à ce niveau, il sera bon de commencer par des séances pas trop longues pour habituer les mollets 😉

Une fois lancé, bah, déjà, c’est confortable ! La ceinture ne gêne pas, même après plusieurs minutes. Je conseille tout de même de porter un t-shirt en dessous pour éviter d’éventuels frottements. Au passage, un bon point pour les blocs de mousse scratchés : faciles à démonter pour être lavés ou remplacés au besoin.

Surtout, les sensations sont étonnantes !

On reste libre de nos mouvements, sans risque de chuter comme en cas de loupé sur un tapis. Il est possible de varier le rythme comme si on accélérait lors d’une véritable sortie. Si on commence à forcer un peu, on sentira les élastiques nous tirer vers l’arrière et il faudra donc lutter contre cette résistance.

En revanche on ne pourra pas jouer sur l’inclinaison comme avec certains tapis à moins de se bricoler un caisson en pente 😛

En tous cas, l’impression de courir est là et c’est vraiment intéressant !

Histoire de vitesse

Là où c’est un peu étrange, c’est quand je vois la vitesse affichée à l’écran. Celle-ci me semblait toujours assez basse comparée à ce que je peux faire en extérieur. Plusieurs explications à cela :

  • Je ne vais simplement pas assez vite ! C’est le plus probable et d’ailleurs je constatais que ma fréquence cardiaque restait basse. Aussi, comme j’ai des voisins en dessous, j’ai du mal à y aller à fond pour essayer de ne pas faire trop de bruit.
  • Il faut affiner le réglage dans certaines applis où il possible d’indiquer une référence de vitesse. C’est d’ailleurs surtout dans Zwift que je constate une vitesse plus basse. Aussi, j’ai lu dans la FAQ du MoonRun que l’algorithme affinait son calcul de la vitesse au fil des utilisations.

Je pense donc que c’est l’option 1 qui est vraiment la cause. En augmentant la cadence, j’arrivais à une vitesse pour laquelle les sensations me semblaient plus proches de mes sorties normales.

Ce qui est sûr c’est que l’on peut facilement travailler différents rythmes. Cela soit de manière libre, soit en suivant un plan d’entraînement sur Zwift par exemple. J’ai quand même l’impression qu’atteindre des vitesses très élevées reste plus difficile que sur un tapis classique.

Et puis, personnellement les séances d’endurance fondamentale ça m’emmerde, mais là, ça me parait tout à fait envisageable en trottinant devant un film 🙂

Moins de douleurs

Un des gros avantages du MoonRun est la réduction des impacts durant l’activité. Je fais la faire courte : c’est vrai !

En fait, quand on court avec ce bazar, on est en quelque sorte en suspension. Le poids du corps n’est pas à la verticale. Du coup les genoux prennent moins dans la tronche et, dans la logique, le reste du corps aussi.

Je pense que c’est très intéressant pour quelqu’un qui a des problèmes à ce niveau là ou qui souhaite reprendre tranquillement après une blessure.

Courir mais pas que

J’ai pas mal parlé de courir avec le MoonRun, en même temps c’est fait pour, mais je ne suis pas revenu sur l’histoire des poignées.

Il n’est pas obligatoire de les utiliser mais, j’ai essayé, et je peux dire que ça fait bosser gentiment le haut du corps. Ce serait dommage de ne pas en profiter pendant ses entraînements avec cet appareil. En ajustant la longueur des sangles, cette partie sera plus ou moins sollicitée. Seul truc, les sangles peuvent parfois frotter un peu sur l’extérieur des mains. Cela ne m’a pas spécialement gêné mais c’est a noter.

Aussi, j’ai l’impression que courir avec le MoonRun oblige à adopter une posture plus droite, à gainer d’avantage. Encore une bonne chose !

Autrement, et je n’ai pas trop poussé l’expérience, il est possible de varier les positions pour travailler de différentes manières. Le MoonRun peut être placé au niveau des fesses par exemple. Encore une fois, les tutos dispos dans l’app officielle sont là pour ça 😉

Pour finir, parlons de la partie fun ! On peut utiliser le MoonRun avec l’appli Arcade Fitness. Vous savez, celle qui est sur la boite et qui est développée en France. En plus de courir pour faire avancer son personnage, il est possible de sauter… pour le faire sauter, de faire un squat pour déposer une bombe ou de changer de direction avec une rotation du bassin. Ça demande un peu de pratique, surtout pour ne pas voir son gus changer de sens tout le temps, mais c’est vraiment sympa et ça permet de faire la course avec d’autres personnes en faisant un peu plus que juste courir.

C’est bête mais je pense que cet aspect « jeu » motive à se taper dedans 😀

Une alternative aux tapis de course traditionnels

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre au début mais je suis séduit par ce MoonRun Connect ! Il propose une solution très intéressante pour s’entraîner chez soi de manière connectée ou non. S’entraîner à courir bien sûr mais aussi renforcer le reste du corps. Le tout en étant simple à utiliser, avec une réduction des impacts pour préserver les articulations et un bon confort d’utilisation.

En plus c’est un système compact qui est facilement transportable, dans le sac fourni par exemple. Il pourra s’installer partout tant que l’on dispose d’une porte, d’une barre, d’un crochet mural, d’un poteau… Il ne nécessite donc pas d’espace dédié et prend beaucoup moins de place qu’un tapis. Seul inconvénient, si l’on a des voisins en dessous ça peut provoquer quelques querelles.

Je dirais que tout cela le rend plus polyvalent qu’un tapis de course traditionnel. Cependant il ne remplacera pas forcement ce dernier car ne pourra convenir à tout le monde. Cela notamment en fonction du type de foulée ou d’entraînement. On pourra alors le voir comme un appareil complémentaire permettant de travailler différemment.

Pour finir, le MoonRun, même si ça reste un budget, est plus abordable qu’un tapis en s’affichant au prix conseillé de 399€ mais on le trouvera même moins cher (voir ci-dessous). Vous me direz qu’on trouve des tapis au même prix et c’est vrai ! Mais, de ce que j’ai vu, ce sont des modèles bridés à 12 ou 13 km/h 😉

Voilà ! À la lecture de cet article, le MoonRun est-il un appareil d’entraînement qui vous intéresse ? Ou, peut-être l’avez-vous déjà testé ? Si oui, n’hésitez pas à donner votre retour d’expérience en commentaire.

Où trouver le MoonRun Connect ?

Vous pourrez vous procurer le MoonRun Connect en France via le site de BIPR et au prix de 350€. À savoir qu’en l’achetant sur cette boutique, vous obtenez gratuitement la version complète d’Arcade Fitness ainsi qu’un abonnement de 1 an au mode multijoueur.

Le test du MoonRun Connect en vidéo

À propos de l'auteur

Julien

Webmaster, testeur, youtubeur.... En gros il est souvent derrière le PC sauf quand il a l'arc à la main ou les baskets aux pieds. Le bestiau fait 1m82 pour 78kg et chausse du 48... oui oui ça fait grand.

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